Vivre 2 mêmes journées, les mêmes événements...

Le hasard n'existe pas ! ... Les coïncidences si ! ... S'ouvrir pour savoir mieux les reconnaître est peut-être une des conditions pour mieux en profiter. Vous avez très certainement de très belles ou étonnantes synchronicités à faire partager.
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bookmarker
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Vivre 2 mêmes journées, les mêmes événements...

Messagepar bookmarker » 17 Juin 2020, 15:56

Une des choses les plus troublante qu'il m'est arrivé quand j'étais enfant, à été de vivre la (presque) même journée avec quelques années de décalage.
"Presque" puisque une partie des personnes présentes n'était pas les mêmes.

La première fois était une journée qui aurait pu être banale, si la deuxième fois ne l'avait pas relevé ou révélé.
Bien que cette journée à bien y regarder avait quelque chose déjà de singulier.

Avec mes grands parents et une partie de mes oncles et tantes nous partions souvent en campagne et en forêt.
Je n'ai pas le souvenir, autrement que pour cette fois, nous soyons aller chez quelconque amis/connaissances de mes grand parents ou de mes oncles et tantes...
Si nous allions dans une maison ou sur un terrain c'était chez la famille (j'ai une grande famille).

Cet journée, je devais avoir 9 ou 10 ans nous sommes partis en campagne chez des personnes que mes grands-parents étaient sensés connaitre (sensé puisque je suivais le mouvement, sans que j'en sache plus sinon qu'il y avait d'autres enfants et que notre grand-mère nous avait demandé de bien nous comporter... par la suite je vis que mes grands parents étaient allés la rencontre de ces gens une fous arrivé, donc par déduction...).

Le chemin en voiture était très long, nous sommes arrivés dans un endroit isolé (je me souviens que c'était en Sarthe, nous avions triplé avec le nom d'un bled pendant un bon moment avec ma cousine "la Bazoge" prenant l'accent de la campagne) une maison entourée de champs et quelques petites autres maison dispatchées au loin, on voyait loin, la maison étant sur le point culminant d'une large bute, un vallon disons.

Arrivé, mon grand-père parle directement avec le monsieur à propos de la toiture qui avait subit des dégâts, je les écoutais et levant la tête je voyais le troue.
Je suivis Ma grand-mère pour aller dire bonjour à la dame dans la cuisine avec ma tante et mes cousins/cousines.
La dame dit à ma grand-mère que c'était une surprise ce qu'elle préparait et qui était entrain de cuire.

Nous sommes allés avec les enfants jouer, ils nous ont tendu une serviette de plage qu'ils mettaient comme des toge à la mode antique grec, je trouvais cela ridicule mais nous nous sommes bien amusés, la dame leussans faire bien qu'au départ elle pestait qu'on salisse et lui prennent toutes ses serviettes.

Le midi on nous demanda, nous les enfants, de prendre les tables de jardin (les biens connues Blanches) ainsi que les chaises afin de pouvoir manger.
Le monsieur nous dit "vous avez qu'à les mettre sous la glycine" en nous montrant l'arbre le long de la clôture, pas loin de l'entrée de jardin par où nous sommes arrivés.
Sa femme et lui sont rentrés brièvement en conflit "pas sous la glycine, il y a les parasols" dit elle, elle rajoute "on aura jamais assez d'ombre, et on va en avoir plein nos assiettes", j'entends ma grand-mère qui rigole.
Le monsieur lui répond "ils sont entrain de pourrir au garage tes parasols".

Un de leurs enfants se dirige vers la glycine avec des chaises de jardin blanche, on emporte finalement les deux tables et des chaises dépareillé (blanches et vertes, ceux qu'on connait)sous la petites glycine. Je me disait aussi qu'on aurait jamais assez d'ombre pour tous.
On avait disposé les deux tables qu'on avait raboutées en long.
On fini par ajouter les chaises et moi la dernière que je trouvait étrange, plus dépareillé que les autres si bien que lorsque on est aller prendre celles qu'on pouvait, même celles blanches et verres me semblait dans le thème à défaut de ne pas avoir la même couleur ou exactement les mêmes moulages. Je pense encore que tous ce sont fait la même réflexion, et que ainsi le choix eu été conditionné.
Si bien qu'il manque une dernière chaise à mettre en bout de table au plus loin du tronc de la glycine et à l'endroit qui ne recevra pas d'ombre.

Donc je prends cette chaise qui restait, elle était turquoise passé, un diseigne plus carré et des moulures inexistante. Un peu comme ce vilain petit canard pu le dernier de la classe choisit lorsqu'on fait les équipes, je revois la scène d'autorité entre le monsieur et la dame et je pense que la chaise est pour lui.
Je pense à mon grand père, chez nous on était relativement traditionnelle pour certaine choses, comme le fait que le chef de famille soit en bout de table.
Je souris en me disant que finalement vu qu'on est chez lui, il aura tout gagné, je l'imaginais par la suite entrain de se plaindre de ne pas avoir d'ombre.

Nous nous sommes retrouvé à table, chacun prennent une place, les hommes discutant ensemble et les femmes entre elles, tout le monde s'est naturellement placé selon, je restait seul debout et cette seul place vacante en bout de table fût pour moi.
Je m'assieds sur cette chaise dépareillée, je trouvaits cela ironique à y repenser.
Nous prenons des gâteaux apéro, les grands de l'alcool de pissenlit, mon grand-père ne connaissait pas (je goûtais cette alcool vers mes 20 ans en repensant à cette scène et c'est délicieux), la femme se lève et apporte le plat principale... De la langue.

Ma grand-mère est contente elle aimait cela, tout le monde s'exclame sauf moi.
Je suis déçu, ma grand grand-mère me regarde avec une petite moue en s'attardant sur moi. On prend mon assiette, on me sert et je n'y touche pas. On collante le fait que je n'aime pas cela. J'explique que je ne mange que le muscle, ni les sabbats, ni rien de l'intérieur, ni pieds, ni tête, ni mamelles... mes cousins et cousines sont les seuls à écouter au final. Ils me raillent "beurk un bout, de gras! Il tri les morceau de nerf!", pour faire marrer les enfants de nos hôtes qui eux aussi se délectent.

Je regarde la clôture et les troue dedans, les poteaux en bois vieilli et veineux, j'ai chaud le soleil donne, j'observe cette glycine à qui je trouvait une forme singulière et pas très équilibrée déjà lors de notre arrivée en voiture.

L'après-midi se passe et je ne m'en souviens pas.

Le soir nous sommes invités à dormir sur place, ce qui n'est jamais arrivé autrement que ce jour là avec mes grands-parents, c'était inconcevable de dormir chez les gens. (Ce qui me semble le plus étrange c'est qu'ils n'auraient jamais accepté sinon chez de la famille)

Je me souviens juste qu'en pleine nuit je me suis réveillé chamboulé de ne pas être dans mon lit, un peu perdu j'ai posé mes pieds sur le carrelage hexagonal orange et froid que je trouvait moche pendant la journée. Puis j'ai voulu sortir de la maison (je ne sais pas pourquoi), en pleine nuit.
Je me souviens de la porte et de la clenche, tout cela aussi singulier en forme, puis cette petite marche en pierre creusée par tour les passage qui l'on usé.
Je vous la nuit dehors, quelques étoile au-dessus de la cours et cette sensation inquiétante. J'entends la voix de la dame qui me dit "qu'est ce que tu fais là tu vas attraper froid, va te recoucher".
Puis je me souviens plus de rien, sinon qu'au matin nous somme reparti.


La deuxième fois j'avais 12 ans (je me souviens bien je m'étais casséla main et venait d'enlever mon plâtre), ma mère et mon beau-père partent en amoureux, je pars donc chez de la belle famille, l'oncle et la tante de mon beau-père qui (je le découvrais près une longue route) habitait dans ce bled en Sarthe "La basoge", je ne les connaissais pas bien, sinon lors de repas de famillechez les parents de mon beau-père.
Il avaient eux leurs grand fils et sa compagne et leurs enfants.
Ma mère me laisse avec eux pour le week-end.
Le dimanche on part chez des amis à eux, je compris qu'ils habitait loin et qu'ils ne les voyaient pas souvent.
Nous partons pour une longue route en campagne, puis bientôt je reconnu le lieu où nous arrivions.
Je reconnaissais les alentour, le vallon, la maison, la clôture avec ses troupes et surtout cette glycine. Je trouvais ça marrant, je revoyais la scène et m'apprêtais à revoir ces visages, leurs parler que j'étais déjà venu.

On sort de la voiture et exactement la même configuration sauf les protagonistes.
L'oncle de mon beau-père avance pour aller voir ce monsieur que je reconnu immédiatement, exactement de la même façon, en lieu et place, avec la même gestuelle que lors de la rencontre avec mon grand-père.
Cela le fait tout drôle, j'avance vers eux comme je l'ai fait déjà hier. Ils parlent de la toiture.
Je vois exactement la même chose qu'hier, je leurs coupe la parole et je demande au monsieur si il se souvient de moi, que j'étais venu avec mon grand-père "vous aviez parlé de la même chose, vous avez encore un troue dans votre toiture...".
Il me regarde étrangement, je lui dit le nom de mon grand-père, il ne connait pas et ne prête pas plus attention à ce que je lui dit, il commence à vouloir reprendre leur conversation et je lui dit "nous avions mangé sous cette glycine, de la langue, on a même dormit ici" je lui répète le nom de famille de mon grand-père... il le dit encore non, il m'ignore pour continuer.

Je vais à la cuisine, je reconnais l'intérieur de la maison, et encore la même configuration mais avec seulement l'identité des personne qui change. J'arrive cette fois après les présentations, je dis bonjour au moment où elle parlent de cette fameuse surprise alors que la femme s'apprêtait à commencer la cuisson, je leur dit "C'est de la langue" la femme le regarde étrangement et fronce un instant les sourcils.
J'enchaîne en lui demandant si elle ne se souviens pas de moi et de mes grands-parents, je lui dit la même chose qu'à son mari à peu de chose près, que nous sommes venu qui s'est passé exactement la même chose et que je trouve cela drôle, je lui dit en grosse ligne que nous avions mangé sous la glycine et qu'ils se sont un peu accroché avec son mari car elle voulait manger sous les parasols qui sont entrain de moisir au garage...
Non, rien, juste on le trouve étrange et je pars alors que les femmes se regardent et commence à discuter entre elles, j'entends chuchotter alors sue je pars rejoindre les gamins.
Je n'ai jamais eu d'affinités avec la famille de mon beau-père, réciproquement on se trouvait déjà spéciale bien avant cela.

Tout ce passe comke he l'avait déjà vécu, les gamins, les serviettes, j'ai joué, blasé, échaudé, dans l'incompréhension, et je n'ai rien dit d'autres "anticipations" après avoir essayé de me faire entendre des autres gamins en leurs coupant l'herbe sous le pieds alors que leur mère s'apprêtait à les gronder à propos des serviettes. Bien que cela fût flagrant une fois que je leur ai dit qu'on allait jouer à la grec antique avec des toges improvisées avant que ceux ci ne le fasse, cela passa à la trappe de leur part.
De toutes façon je je fit sans conviction, je n'attendais pas qu'ils relèvent quoi que ce soit, les adultes ne l'ayant fait.

Vient le moment de lettre la table, presque tout se passe à l'identique, je regarde la femme pour trouver une réaction lorsqu'elle croise mon regard alors qu'il se passe ce que je lui avait dit à propos de leur petit accrochage avec la glycine et les parasols. Un regard et rien d'autre. Je me refuse à prendre cette chaise et à la placer, un de leur enfant le fait.

Je le retrouve pourtant comme hier en bout de table, j'en profite à l'apéro pour parler de l'alcool de pissenlit avant que la bouteille fût posé, en disant que mon grand-père lui aussi lorsque nous sommes venu ne connaissait pas.
L'oncle n'avait jamais goûté et ne connaissait pas.
Enfin une réaction, la femme se regarde avec la grande tante, "C'est drôle ça!".
Enfin je sens qu'on l'écoute, elle me demande "c'est qui tes grand parents déjà?", je répète...toujours pas! "Connait pas!".
Je commence à redire en grosse ligne ce qui s'est repassé, le tout, la langue, la glycine... mais très vite on ne l'écoute plus et on repasse à autre chose.
Ils discutent entre eux.

Je le referme, la dame se lève et elle me regarde en posant le plat principal.
Je suis servi, la grande tante me regarde avec la même expression que ma grand-mère, l'air de dire "je sais que tu n'aime pas mais, t'as pas le choix, tu manges hein?!"
Même scène, les enfants avec qui j'ai partagé quelques repas lors de dîners de famille me raille "le gras,les nerfs".
Je ne dit plus rien!

Je pense que la suite ne s'est pas déroulé de la même façon pour une seul raison, cette fois ci, bien que n'aimant pas cela j'ai mangé un bout de langue (triant ok) mais étonnamment c'est la seul fous où j'ai trouvé cela bon. (Des années plustard et en mainte occasions j'ai redouté en pensant d'ailleurs à ce moment étrange de ma vie, sans succès, pourtant maintenant je mange de tout)

Je me souviens juste qu'après cela l'après-midi ne s'est pas déroulé de la même façon et si bien que je n'en garde aucun souvenir des deux versions.
Nous n'avons pas dormit là bas, nous sommes juste partis à la tombée de la nuit, j'ai repensé à ce moment étrange, la tête plaqué contre la vitre et sur le chemin du retour je regardais les étoiles.

Le lendemain matin la mère était revenu, nous sommes resté une journée de plus, j'en ai parlé à ma mère qui était plus obnubilée à savoir si tout s'était bien passé.
Je le souviens juste que ce soir là on a joué à des jeux de société et au nain jaune que je détestais parce que je trouvais le principe ridicule et pas fun. Mais il y avait cette pastille de la même couleur et texture que cette chaise.

Je suis retourné chez moi et la première nuit j'ai rêvé de ce moment où je n'étais réveillée chez ces gens dans la première version avec mes grand parents (d'où surement que fait que je me souvienne de cette nuit, alors sue j'ai oublier ces deux après-midi sui ont été différents), sauf que dans mon rêve c'était tel que ça aurait dû se produire avec la famille de mon beau-père. Je franchissait le seuil, je le suis réveillé.


Je n'ai jamais revu ces membres de la famille de mon beau-père, je lui en ai reparlé des années après, ils avaient déménagé, je n'ai jamais eu l'occasion de leur demander "où et qui" car j'aurais aimé savoir peut importe à l'âge adulte que l'on le croit (si encore cela puisse avoir plus de poids que celui d'un enfant).

En revanche j'en ai parlé à mon grand-père qui lui à juste était surpris de cette histoire, entre des "ha bon?!, tient c'est drôle!" Et des "non je ne vois pas? Je me souviens pas!" Et autre "c'est loin tu sais".
Il convient pourtant que quand on partait avec la grand grand-mère et la famille cela aurait été marquant et singulier de dormir chez des gens...
Ma grand-mère croyante et plus ouverte sur ce genre de choses aurait pu y prêter plus d'attention mais malheureusement elle nous à quitter avant que j'ose en parler, elke qui était le ciment de la famille.

Alors voilà, mystère et je ne peux maintenant, ayant eu une certaine initiation (non pas en loge, ou que sais-je, mais lors de rencontre et lors de prise de conscience en arpentant seul, ou en captant), que remarquer certain symbole dans cette journée que j'ai vécu deux fois.

Je retiens qu'il n'est pas pertinent pour les autres de savoir, qu'au mieux ils s'en foutent, qu'au pire cela ne change rien à leur vie, que cela n'appartient, au plus profond, qu'à soit. Malgré cela il m'est arrivé quelques fois rares et moins troublante que pour cet épisode, où les gens se sont senti concerné, parfois témoin, ou simplement réceptifs.

J'aurais au moins eu une expérience du syndrome de Cassandre.

Ce fût long, merci de la lecture.

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